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Kédougou : la « terre des hommes intègres » oubliée par…

Kédougou : la « terre des hommes intègres » oubliée par l’Etat Sénégalais

Les derniers événements ont fini de jeter l’anathème et sur les forces de l’ordre et sur les habitants de l’Est du Sénégal.

Qui a raison et qui a tort ?
Une chose est sûre, Kédougou à l’image des régions du sud du Sénégal est une zone totalement isolée, il faut le reconnaître.

Si Burkina Faso signifie « pays des hommes intègres », Kédougou signifie « terre des hommes intègres », les Kédovins ont fini de montrer à la face du monde qu’ils sont intègres.

Zone délaissée, enclavée et ignorée les populations de cette zone ne s’identifient guère au Sénégal qui pourtant est leur pays d’origine. Tenez, tous les produits (cigarettes, motos, tissus…) viennent de pays environnants (Guinée, Mali, Gambie). Cette série de frustrations a fini de polluer l’environnement, la mentalité et la manière de vivre de ces gens qui ne demandent qu’à s’intégrer dans le tissus social sénégalais mais qui étrangement se sentent totalement isolés, ignorés et délaissés.

L’or découvert est venu polluer davantage cette zone que les observateurs les plus avertis qualifient de poudrière à cause de la diversité des nationalités qui y cohabitent, du sentiment d’abandon, d’isolement des populations riveraines, certaines sournoisement appelées « ethnies minoritaires »

Mais, tout ceci ne saurait justifier des comportements inexcusables et inacceptables dans un état de droit. Quelque soit le sentiment d’isolement, quelque soit les répressions policières, le manque d’infrastructures… Nul n’a le droit de s’attaquer aux institutions de la République. Plus jamais ça !
Une brigade de Gendarmerie incendiée, une brigade des Douanes réduite à sa plus simple expression, des symboles de la Républiques piétinés, non. Nous sommes et restons dans un Etat de droit.

Dans le même ordre d’idées, la réclamation de la mise à l’écart, voulue par les populations, du gouverneur, du préfet et du sous-préfet ne saurait prospérer dans le cas d’espèce car relevant du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat.

Maintenant, il revient à l’Etat et à ses représentants dans la zone de savoir gérer cette situation qui finalement n’arrange personne.

En définitive, tout le monde est responsable car l’Etat a le devoir régalien de veiller à la sécurité des biens et des personnes et les populations ont l’obligation de respecter les règles établies qui donnent un sens au commun vouloir de vie commune si cher au président poète Léopold Sédar Senghor et qui constitue le socle de notre nation.

Source : senepeople.com

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