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Cheikh Kanté effectue trois virements de 2,960 milliards au lendemain de son limogeage

C’est le journal Dakartimes qui fait la révélation dans sa livraison du mardi. L’ancien directeur du Port autonome de Dakar aurait effectué des versements le lendemain de son éviction du port à travers les comptes N° SN 094 01001 121 021 102/26 à ECOBANK, N° SN 175 01401 040 155 707 001/86 de « ORABANK » et le N° 01001 080 049 410 002/09 à la Banque Atlantique du Sénégal (BAS).

Dans l’acte 11 de son dossier consacré au Port de Dakar et le passage raté de Cheikh Kanté, le journal révèle la découverte de 03 ordres de virement effectués par celui-ci au lendemain de son limogeage, c’est-à-dire le 12 septembre dernier. En effet, il s’agit d’un marché de 2 milliards 895 millions de FCFA octroyé à la société « Ateliers Cap Vert » (ACV). Et les conditions d’octroi de ce marché en édifieront plus.

Ne se souciant point de la bonne gestion du Port et très ingénieux, l’homme, à en croire la même source, manipulait les ressources du Port à sa convenance, sans que personne n’y s’oppose. Ainsi, pour l’année 2016, dans les rubriques « Dons et subventions », il aurait été découvert un décaissement de 52 millions frauduleusement intitulés « appui aux institutions » et 13 autres millions représentants des billets d’avion de la compagnie « Corsair » (rappelez-vous de la cérémonie de dédicace du livre « Macky, contre vents et marée » du journaliste Alioune Fall à Paris).

Pour ce qui est des ordres de virement qu’il a effectué alors qu’il avait été limogé, Cheikh Kanté ne devrait normalement pas faire ces opérations car l’administration est une continuité et son successeur allait s’en charger sans grand souci. Mais la précipitation notée dans ces virements, la rapidité des opérations ainsi que la diligence sont suffisantes pour suspecter l’attitude de l’ex-DG du Port. Car le chef de service trésorerie, le chef de division finances et le directeur financier et comptable ont tous validé la procédure pour que la facture soit payée le même jour du 12 septembre alors que Cheikh Kanté est limogé le 11.

Que disent donc les factures ? 

En effet, il s’agit de la facture ACV N° 0006/2017, dont l’objet est de : « Décompte N°1 de travaux de renflouement » Ladite facture a été émise le 7-9-2017. Cheikh Kanté n’a pas bougé le petit doigt, mais il a fallu qu’il soit limogé pour se précipiter à payer. Non seulement Cheikh Kanté ne devait pas payer cette facture étant limogé, mais l’on ne peut s’empêcher de se poser la question sur l’effectivité des travaux. Puisque CK savait que son successeur allait vérifier si les travaux ont été réellement effectués. Ce qui explique d’ailleurs la précipitation dans les opérations.

Ainsi 500 millions ont été retirés du compte du Port à ECOBANK puis versés à ACV. Cette opération est faite avec l’ordre de virement du montant de 500 millions FCFA, du N° DE COMPTE DU Port SN 094 01001 121 000 021 102/26 à ECOBANK et le bénéficiaire n’est autre que ACV dont la banque est BOA avec le N° de compte 003 834 680 009.

280 millions retirés également du compte du Port à ECOBANK avant d’être versés à ACV. Là, il s’agit de l’ordre de virement N° 0000315 d’un montant estimé à 280 millions de FCFA retirés du compte du Port N° 175 01401 040 155 707 001/86 de « ORABANK ». Le bénéficiaire étant toujours ACV, le virement a été fait au niveau de la BOA, N° 003 834 680 009. Et dernier lieu, le retrait de 108 millions du compte du Port à ECOBANK pour ACV. Ici aussi, c’est le même procédé, un montant estimé à 108 millions FCFA tiré du compte du port N° 01001 080 049 410 002/09 à la Banque Atlantique du Sénégal et viré à la société ACV.

Ceci étant, l’on s’interroge de plus comment expliquer ces 3 virements le même jour avec la signature de tous les responsables du Port puis envoyés aux banques le 12 septembre juste au lendemain du limogeage de Cheikh Kanté ?

En tout cas, plusieurs questions taraudent les esprits après le passage de Cheikh Kanté au Port, même si ce dernier depuis son limogeage ainsi que plusieurs révélations sur sa gestion calamiteuse de ce grand outil économique, ne cesse de multiplier les sorties maladroites afin de se justifier et se blanchir.

Ce qui est sans doute un signe de peur, car quand on n’a rien à se reprocher, on n’a pas besoin de se justifier ou de se blanchir. Mais en réalité, la chose elle est connue de tous : « Quand les hommes ne peuvent pas changer les faits, ils changent les mots », dit un adage.

Dakartimes via Dakarmatin

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