Idrissa Seck, chef de file des dames de compagnie

Le parcours politique du remplaçant de Mimi Touré à la présidence du Conseil économique, social et environnemental, Idrissa Seck, est décidément imprégné d’ironie. Maître des pirouettes imprévisibles, l’ancien maire de Thiès est rattrapé par son verbe et sa faconde ou, pour utiliser le jargon du football, par la Var. Il avait qualifié de « dames de compagnie » des journalistes proches de Macky Sall. En serait-il devenu la tête de gondole, la figure de proue ? Serait-il devenu la tête de file des domestiques de Macky Sall et de « Tata » Marême Faye Sall. On dit que l’ancien premier ministre d’Abdoulaye Wade commençait à tirer la langue après 16 ans d’opposition face à celui qu’il taxait d’être incompétent et à son prédécesseur « ancien spermatozoïde et futur cadavre ». Malgré les milliards qu’il avait planqués, la dèche commençait à le frapper durement. Les affaires tournaient mal pour lui. Au bord du découragement et de l’amertume après avoir essuyé plusieurs échecs sur la route de sa conquête du pouvoir, Ndamal Kadior s’est rendu à l’évidence et s’est abaissé à des compromissions pour continuer à mener son train de vie de nabab et entretenir sa cour qui flattait son ego surdimensionné.

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Idrissa Seck était dos au mur. Désargenté, abandonné par ses vieux compagnons qui en avaient marre de son arrogance, il se jette dans les bras de sa majesté, Macky Sall, son « ex-boy » au Parti démocratique sénégalais. Il a dû mettre sa fierté et son amour propre dans sa poche, lui qui disait ne plus être disposé à être nommé à une station publique par décret. Macky Sall, par la puissance de sa signature, lui a fait ravaler son vomi. Honteusement. Ne seront pas surpris si demain il se mettait à organiser un « tannebeer » en l’honneur de la première dame, Marême Faye Sall, dont il pourrait devenir la dame de compagnie ! Rien n’est impossible au pays des transhumants sans vergogne. Il l’avait fait sous Wade. Le monde s’en était ému. Aujourd’hui, il s’illustre une fois de plus d’une manière piteuse pour jouir d’un fonds politique conséquent, caser ses proches et recevoir les honneurs de la République qu’il a toujours brigués. Il a « dealé » avec Macky Sall, trahissant ainsi la confiance de milliers de Sénégalais qui avaient foi en lui lors de la présidentielle de 2019 malgré ses vils antécédents. Il montre une fois de plus qu’il n’en était pas digne. Ils donnent raison à toutes ces personnes, dont Abdoulaye Wade, qui avaient alerté sur sa versatilité, son dédain pour les autres afin de nourrir son égo et ses ambitions égoïstes. Son discours d’aujourd’hui, lors de son installation au Conseil économique, social et environnemental, en est une parfaire illustration. La nouvelle dame de compagnie, malgré ses références abusives au coran, a choisi de s’emmitoufler dans le manteau du déshonneur.

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