Traque des 100 véhicules de la Présidence : Tout ce qu’il faut savoir

La gendarmerie nationale a pour mission, cette fois-ci, de retrouver des véhicules de la présidence de la République qui seraient dans la nature.  C’est la raison pour laquelle, semble-t-il que le Dr. Nafissatou Diouf, ancienne directrice générale de la Société de Télédiffusion du Sénégal (TDS) a été convoquée par les limiers de la section de recherches de la Gendarmerie.  Sur les réseaux sociaux la dame rejette de telles accusations qu’elle juge grotesques car n’ayant jamais reçu de véhicule de l’Etat. Elle parle même d’acharnement sur sa personne et évoque l’idée d’adresser une lettre au président de la République pour que cela cesse et qu’on lui paie ses indemnités.

Mais ce que nous demandons c’est la cessation de toutes ces mensonges, diversions et autres manipulations.

L’État du Sénégal dispose d'une comptabilité des matières régie par les textes de l'OHADA. Cette comptabilité enregistre tout le patrimoine meuble et immeuble de l’État. Donc pas besoin de faire un grand bruit, il suffit juste de vérifier cette comptabilité et de voir les affections des différents biens. Tout bien sorti est traçable et si on juge que l'affectation n'est pas légale l’autorité peut tout récupérer. Tout cela peut se faire sans trompette ni tambour battant.

Il est vrai aussi que dans le passé des voitures de l’Etat ont été acquises avec les deniers publics sans jamais être enregistrées dans le patrimoine de l’Etat et elles ont été finalement affectées à des gens influents (ministres, fils de ministres, marabouts, généraux et tutti quanti). Le problème c’est qu’après ils font immatriculer ces voitures en leur nom et pire, certains poussent même l’outrecuidance jusqu’à rouler sans plaque minéralogique ou avec de fausses plaques sous le regard impuissant des forces de défenses et de sécurité. D’autres plus téméraires ne roulaient qu’avec une simple attestation de la présidence de la République !

Que sont devenus Ces voitures ? Nous donnons notre langue au chat. Mais une chose est sûr ces gens doivent avoir un minimum de dignité et d’honneur pour rendre ces véhicules sans contre-poursuite ni branle-bas de combat.

C’est le prix du changement, le prix de la rupture d’avec les anciens comportements qui ne profitent qu’à une infime partie de la population.

Papis SAMBOU

Senepeople.com