Kaolack – Le Fonds de développement du service universel des télécommunications (FDSUT) renforce son engagement en faveur de l’entrepreneuriat rural à travers une approche innovante basée sur les Living Labs. Déployés notamment à Ndangalma (Diourbel) et à Kaolack, ces espaces d’innovation collaborative facilitent l’émergence et l’incubation de projets dans les secteurs agricole et agrosylvopastoral, contribuant ainsi au développement économique local et à l’amélioration des revenus des communautés rurales.

L’annonce a été faite par la coordonnatrice du FDSUT, Ndèye Fatou Ndiaye Diop Blondin, lors du lancement officiel de la première édition de “Pencum Innovation”, une journée dédiée au réseautage, à la promotion de la technologie et du numérique. La cérémonie s’est tenue sous la présidence de Mamadou Habib Kamara, adjoint au gouverneur de la région de Kaolack chargé du développement.
Placée sous le thème « L’impact du numérique dans le secteur primaire », cette initiative vise à créer un cadre d’échanges et de découvertes autour des Living Labs, également appelés laboratoires vivants. Selon Mme Diop Blondin, Pencum Innovation ambitionne surtout de sensibiliser les acteurs sénégalais aux méthodologies de l’innovation ouverte, tout en favorisant l’appropriation de solutions numériques adaptées aux réalités locales.
Au-delà de la présentation des Living Labs, le FDSUT entend mobiliser les ressources nécessaires à la pérennisation des activités d’accompagnement des porteurs de projets, formuler des recommandations concrètes et mettre en place une feuille de route pour le déploiement de ces laboratoires dans les huit pôles territoriaux du pays.
« Nous sommes aujourd’hui dans un autre volet de notre mission, celui de l’inclusion numérique. À ce titre, nous avons choisi de mettre en lumière les Living Labs comme outils structurants de développement », a souligné la coordonnatrice du FDSUT.
Prenant la parole à son tour, Mamadou Habib Kamara a appelé à une mobilisation collective pour tirer pleinement parti des opportunités offertes par le numérique. « Nous devons encourager les jeunes talents à innover, renforcer la compétitivité des producteurs et amplifier l’impact des politiques publiques au service des populations », a-t-il déclaré.

Il a ainsi invité les collectivités territoriales, services déconcentrés de l’État, organisations paysannes, opérateurs économiques, startups ainsi que les partenaires techniques et financiers à s’investir activement dans cette dynamique.
« C’est par la concertation, le partage de bonnes pratiques et la mutualisation des efforts que nous construirons un écosystème numérique inclusif, créateur d’emplois et de valeur ajoutée », a-t-il ajouté.

Pour Mme Diop Blondin, le lancement de Pencum Innovation rappelle une évidence : « l’innovation n’est pas un luxe, mais une exigence pour notre développement. Elle doit être participative, accessible et tournée vers les besoins réels des communautés ».
